La réponse en bref
Les abréviations d'un bilan sanguin désignent soit un examen complet (NFS pour numération formule sanguine, EAL pour bilan lipidique), soit un paramètre précis (Hb pour hémoglobine, PLT pour plaquettes, CRP pour protéine C-réactive). Le sigle dit ce qui a été mesuré, pas ce que le résultat signifie. Pour l'interpréter, comparez la valeur à l'intervalle de référence imprimé sur votre compte rendu, puis discutez-en avec votre médecin, qui tient compte de votre contexte.
En résumé : Cette page traduit les principales abréviations d'un compte rendu de bilan sanguin français (hémogramme, inflammation, foie, rein, glycémie, lipides, thyroïde, fer, coagulation, immunologie) et explique les symboles H, B et astérisque ainsi que les différences d'unités entre laboratoires. Un sigle seul ne permet pas d'interpréter un résultat : l'intervalle du laboratoire, le contexte et l'avis médical restent indispensables.
À retenir :
- Une abréviation peut désigner un examen entier (NFS, EAL) ou un paramètre isolé (Hb, PLT, CRP).
- Les lettres H et B signalent une valeur au-dessus ou en dessous de l'intervalle du laboratoire, sans préjuger de sa gravité.
- Les unités et les intervalles varient d'un laboratoire à l'autre : comparez toujours avec la norme imprimée sur votre propre compte rendu.
Qu'est-ce qu'une abréviation de bilan sanguin ?
Une abréviation de bilan sanguin est un sigle conventionnel qui désigne, sur le compte rendu du laboratoire, soit un groupe d'analyses réalisées ensemble, soit une substance ou une cellule mesurée individuellement. Elle sert à condenser l'information sur une ligne, à côté de la valeur, de l'unité et de l'intervalle de référence. Elle ne contient en elle-même aucune interprétation.
La distinction importante est la suivante : l'abréviation d'un examen n'est pas l'abréviation d'un paramètre. NFS (numération formule sanguine), EAL (exploration d'une anomalie lipidique) ou iono (ionogramme) regroupent plusieurs mesures. Hb (hémoglobine), PLT (plaquettes) ou K (potassium) correspondent chacun à une seule valeur. Quand votre ordonnance mentionne « NFS », vous recevez donc une quinzaine de lignes.
Deuxième source de confusion : beaucoup d'automates de laboratoire affichent les sigles anglais. Vous pouvez lire GR ou RBC, GB ou WBC, Hb ou HGB, selon le logiciel utilisé. Les deux désignent la même mesure. Les tableaux qui suivent donnent les deux versions quand elles existent, classées par type d'analyse. Pour la méthode générale de lecture d'une ligne de résultat, vous pouvez aussi consulter notre guide pour interpréter une prise de sang.
Que signifient les abréviations de la NFS (GR, GB, PLT, VGM, TCMH, CCMH) ?
La NFS, aussi appelée hémogramme, décrit les trois familles de cellules du sang : globules rouges, globules blancs et plaquettes. C'est l'examen le plus prescrit, et celui qui concentre le plus de sigles.
| Sigle français | Sigle anglais | Nom complet | Ce que cela mesure |
|---|---|---|---|
| GR | RBC | Globules rouges (hématies) | Nombre de globules rouges par volume de sang |
| Hb | HGB | Hémoglobine | Protéine qui transporte l'oxygène |
| Ht | HCT | Hématocrite | Part du volume sanguin occupée par les globules rouges |
| VGM | MCV | Volume globulaire moyen | Taille moyenne des globules rouges |
| TCMH | MCH | Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine | Quantité moyenne d'hémoglobine par globule rouge |
| CCMH | MCHC | Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine | Concentration d'hémoglobine à l'intérieur des globules rouges |
| IDR | RDW | Indice de distribution des globules rouges | Hétérogénéité de taille des globules rouges |
| GB | WBC | Globules blancs (leucocytes) | Nombre total de cellules immunitaires |
| PNN, PNE, PNB | NEU, EOS, BASO | Polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, basophiles | Sous-types de globules blancs |
| Lympho, Mono | LYM, MONO | Lymphocytes, monocytes | Autres sous-types de globules blancs |
| PLT | PLT | Plaquettes (thrombocytes) | Cellules de la coagulation |
| VPM | MPV | Volume plaquettaire moyen | Taille moyenne des plaquettes |
Hb et hématocrite sont souvent confondus. L'hémoglobine est une concentration de protéine, l'hématocrite est un pourcentage de volume. Les deux évoluent généralement ensemble, mais l'hématocrite est plus sensible à l'hydratation. Le VGM, le TCMH et le CCMH sont des indices calculés : ils décrivent la forme et le contenu des globules rouges et orientent la recherche de cause quand l'hémoglobine est basse. Le VGM, par exemple, se situe habituellement de l'ordre de 80 à 100 fL chez l'adulte, à titre indicatif. Pour aller plus loin : NFS et hémoglobine, VGM, plaquettes et notre guide pour lire une NFS ligne par ligne.
Que veulent dire CRP et VS, et quelle différence avec la NFS ?
CRP signifie protéine C-réactive : c'est une protéine fabriquée par le foie lorsqu'une inflammation est en cours. VS signifie vitesse de sédimentation : on mesure la vitesse à laquelle les globules rouges tombent au fond d'un tube. La CRPus (ou hs-CRP) est une CRP dosée avec une technique plus sensible, capable de repérer des niveaux faibles.
NFS et CRP sont souvent prescrites ensemble mais ne mesurent pas la même chose. La NFS compte des cellules ; la CRP dose une protéine. Une infection peut modifier les deux, mais une inflammation peut aussi élever la CRP avec une NFS sans particularité, et inversement.
| Examen | Ce que cela mesure | Utilité | Limites |
|---|---|---|---|
| NFS | Nombre et caractéristiques des cellules sanguines | Repérer une anémie, une anomalie des globules blancs ou des plaquettes | Peu informative seule sur une inflammation discrète |
| CRP | Protéine de l'inflammation produite par le foie | Marqueur rapide : monte et redescend en quelques jours | Ne dit pas où se situe l'inflammation ni sa cause |
| VS | Vitesse de chute des globules rouges | Reflet d'une inflammation installée | Évolue lentement, influencée par l'âge, le sexe, la grossesse, une anémie |
La VS et la CRP n'ont donc pas la même cinétique : la CRP réagit vite, la VS reste élevée plus longtemps. C'est pourquoi un médecin peut voir une CRP déjà normalisée avec une VS encore haute. Pour chaque marqueur : CRP, vitesse de sédimentation et les causes d'une CRP élevée.
Que signifient ASAT, ALAT, GGT, DFG et les sigles du bilan hépatique et rénal ?
Le bilan hépatique
ASAT et ALAT sont les transaminases, des enzymes présentes dans les cellules du foie. En anglais, on lit AST et ALT ; les anciens comptes rendus mentionnent parfois SGOT et SGPT. L'ALAT est plus spécifique du foie. L'ASAT se trouve aussi dans les muscles et le cœur : un effort sportif intense peut l'augmenter. Le rapport entre les deux fait partie de la lecture médicale. La GGT (gamma-glutamyl transférase, ou gamma-GT) réagit notamment à l'alcool, à certains médicaments et aux troubles de l'écoulement de la bile. Les PAL (phosphatases alcalines, ALP en anglais) proviennent du foie et des os. La bilirubine, totale, libre ou conjuguée, est un produit de dégradation de l'hémoglobine. Voir ALAT et ASAT, GGT, bilirubine et comment lire un bilan hépatique.
Le bilan rénal et l'ionogramme
La créatinine est un déchet issu des muscles, éliminé par les reins. Le DFG (débit de filtration glomérulaire, eGFR en anglais) n'est pas dosé : il est calculé à partir de la créatinine, de l'âge et du sexe, avec une formule souvent nommée CKD-EPI sur le compte rendu. Il estime la capacité de filtration des reins. L'urée dépend aussi de l'alimentation protéique et de l'hydratation. L'ionogramme regroupe Na (sodium), K (potassium), Cl (chlore) et parfois RA ou HCO3 (réserve alcaline, bicarbonates). Détails dans créatinine et DFG.
Que signifient HbA1c, EAL, TSH, FT4 et les sigles du métabolisme ?
Glycémie et lipides
GAJ désigne la glycémie à jeun. HbA1c signifie hémoglobine glyquée : c'est la part d'hémoglobine qui a fixé du sucre, reflet de la glycémie moyenne sur environ deux à trois mois. Son interprétation et les seuils retenus relèvent des recommandations en vigueur et de votre médecin (voir HbA1c). L'EAL regroupe CT (cholestérol total), HDL-c, LDL-c et TG (triglycérides). Le LDL est souvent calculé et non mesuré directement, ce qui est indiqué par la mention « calculé » ou « Friedewald ». Les objectifs de LDL dépendent du risque cardiovasculaire de chacun. Voir comment lire un bilan lipidique.
Thyroïde
TSH signifie hormone thyréostimulante (thyréostimuline) : produite par l'hypophyse, elle commande la thyroïde. T4L ou FT4 et T3L ou FT3 sont les hormones thyroïdiennes libres, la lettre F venant de l'anglais free. Anti-TPO et anti-Tg sont des anticorps dirigés contre la thyroïde. Voir le bilan thyroïdien complet.
Fer
La ferritine reflète les réserves en fer, mais elle augmente aussi en cas d'inflammation. Le fer sérique est le fer circulant, très variable au cours de la journée. La transferrine est sa protéine de transport, et le CST (coefficient de saturation de la transferrine, TSAT en anglais) indique la part de transferrine chargée en fer. Ces trois valeurs se lisent ensemble : voir le bilan martial.
Quels sigles pour la coagulation, les vitamines, l'immunologie et les marqueurs tumoraux ?
Ces abréviations sont moins fréquentes sur un bilan de routine, mais elles apparaissent dès qu'un suivi spécifique est en place.
- Coagulation : TP (taux de prothrombine), INR (rapport normalisé international, utilisé surtout pour suivre certains anticoagulants), TCA (temps de céphaline activée, aPTT en anglais), fibrinogène, D-dimères.
- Vitamines et minéraux : 25(OH)D ou 25-OH-vitamine D (forme de réserve de la vitamine D), B12 (cobalamine), B9 (folates, acide folique), Mg (magnésium), Ca (calcium), Zn (zinc), Se (sélénium).
- Immunologie : AAN ou ANA (anticorps antinucléaires), FR (facteur rhumatoïde), anti-CCP (anticorps anti-peptides citrullinés), anti-TPO.
- Marqueurs tumoraux : PSA (antigène prostatique spécifique), ACE ou CEA (antigène carcino-embryonnaire), CA 125, CA 19-9, AFP (alpha-fœtoprotéine).
- Autres : CPK ou CK (créatine kinase, enzyme musculaire), LDH (lactate déshydrogénase), BNP ou NT-proBNP (peptides cardiaques), PTH (parathormone).
Une précision s'impose pour les marqueurs tumoraux. Leur nom inquiète, mais la plupart servent surtout à suivre une maladie déjà connue. Ils peuvent s'élever pour des raisons bénignes (inflammation, tabac, affection non cancéreuse de l'organe concerné), et une valeur dans la norme n'exclut pas une maladie. Leur interprétation revient au médecin prescripteur. Pour le PSA en particulier, voir notre page sur le PSA. Pour les anticorps thyroïdiens, voir anti-TPO.
Pourquoi certains résultats sont-ils marqués H, B ou d'un astérisque ?
Ces symboles signalent qu'une valeur se situe hors de l'intervalle de référence du laboratoire. H (haut, ou high) indique une valeur au-dessus, B (bas) ou L (low) une valeur en dessous. Certains laboratoires utilisent des flèches, un astérisque, des caractères gras ou une couleur. N signifie normal. Un double symbole (HH, LL) ou une mention « valeur critique » désigne en général un écart plus marqué, que le laboratoire peut avoir déjà signalé au prescripteur.
Ces marques sont automatiques. Elles ne tiennent compte ni de vos symptômes, ni de vos traitements, ni de vos résultats antérieurs. Un résultat très légèrement au-dessus de la limite reçoit le même « H » qu'un résultat franchement élevé.
Pourquoi les unités changent-elles d'un laboratoire à l'autre ?
Une même substance peut s'exprimer en masse (g/L, mg/dL) ou en quantité de molécules (mmol/L, µmol/L). Les laboratoires français affichent souvent les deux. Quelques conversions utiles, à titre de repère : pour le glucose, 1 g/L correspond à environ 5,5 mmol/L ; pour le cholestérol, 1 g/L correspond à environ 2,6 mmol/L. Les cellules sanguines s'expriment souvent en G/L (giga par litre, soit 109 cellules par litre) ou en « /mm³ », et les enzymes en UI/L. Les intervalles varient aussi selon la technique d'analyse, d'où la règle simple : comparez toujours à l'intervalle imprimé sur votre propre compte rendu.
Exemple fictif : un compte rendu indique une hémoglobine à 13,5 g/dL, un autre laboratoire affiche 135 g/L pour la même personne. La valeur est identique, seule l'unité diffère. Pour comparer deux bilans, vérifiez d'abord l'unité, puis l'intervalle propre à chaque laboratoire.
Est-ce grave si une valeur est en dehors des normes ?
Pas nécessairement. Un intervalle de référence est construit pour qu'une petite partie de personnes en bonne santé se situe en dehors. Un écart isolé et modéré a souvent une explication banale : prélèvement non à jeun, effort physique la veille, déshydratation, infection passagère, médicament. Ce qui oriente la lecture, c'est l'ampleur de l'écart, le nombre de paramètres touchés, l'évolution et vos symptômes.
| Situation | Signification possible | Points à vérifier |
|---|---|---|
| Une seule valeur légèrement H ou B | Variation physiologique ou circonstancielle fréquente | Conditions du prélèvement, jeûne, sport, hydratation, bilans précédents |
| Plusieurs valeurs liées anormales (Hb, VGM, ferritine) | Piste cohérente à explorer avec le médecin | Symptômes, alimentation, pertes de sang, inflammation associée |
| CRP élevée avec une NFS modifiée | Processus inflammatoire ou infectieux possible | Fièvre, douleur, contexte récent, contrôle prescrit |
| Valeur nettement hors norme ou mention « critique » | Écart qui nécessite une évaluation médicale rapide | Contact rapide avec le prescripteur ou le laboratoire |
Ce tableau aide à formuler vos questions, il ne remplace pas un diagnostic. Consultez sans attendre, ou appelez le 15, en cas de fièvre élevée persistante, essoufflement, douleur thoracique, saignements inhabituels, malaise, jaunisse d'apparition récente, confusion ou fatigue brutale et intense, quel que soit le résultat affiché.
Lecture fonctionnelle : ce que les sigles et les flags ne disent pas
Comprendre les abréviations est une première étape. Mais nous pensons qu'un compte rendu lu uniquement à travers ses « H » et ses « B » laisse de côté une bonne partie de l'information disponible. Voici la grille que nous appliquons. Ce guide couvrant de nombreux marqueurs, nous n'y donnons pas de seuil fonctionnel chiffré : ceux que nous publions figurent sur chaque fiche marqueur et sont expliqués dans notre page sur les seuils fonctionnels.
Une norme de laboratoire est un intervalle statistique. Elle est construite à partir d'une population de référence, en retenant la zone où se situe la grande majorité des résultats. Elle sert très bien à repérer une pathologie franche. Elle n'a pas été conçue pour dire si votre valeur est la plus favorable pour vous. Une ligne sans flag signifie donc « pas d'anomalie franche selon ce laboratoire », ce qui est déjà une information précieuse, sans dire pour autant qu'il n'y a aucune piste à explorer.
La trajectoire compte autant que la valeur. Un chiffre isolé est une photo ; plusieurs bilans successifs forment un film. Imaginons deux bilans à un an d'écart : l'hémoglobine est dans la norme les deux fois, mais elle est passée du milieu de l'intervalle à la limite basse, tandis que le VGM a suivi la même pente. Aucun flag n'apparaît, et pourtant la direction mérite une question à votre médecin. Gardez vos anciens comptes rendus et comparez-les en vérifiant les unités.
Un marqueur ne se lit jamais seul. Le sens d'un sigle change selon ses voisins. Prenons deux personnes avec une ferritine légèrement au-dessus de la norme. Chez la première, la CRP est élevée et la ferritine reflète probablement l'inflammation plus qu'un excès de fer. Chez la seconde, la CRP est basse et le CST est haut : la lecture n'est plus du tout la même. De la même façon, l'Hb se croise avec le VGM, la ferritine et la CRP ; l'ASAT avec l'ALAT, la GGT et les CPK ; la créatinine avec le DFG, l'urée et votre masse musculaire.
Le contexte change tout. Un footing intense la veille peut élever l'ASAT et les CPK. Un repas récent modifie la glycémie et les triglycérides. L'heure du prélèvement influence le fer sérique et le cortisol. Chez la femme, le cycle et les règles comptent pour la ferritine et l'hémoglobine. Les compléments déjà pris, comme la biotine, peuvent interférer avec certains dosages hormonaux. Notez ces éléments à côté de votre compte rendu.
Les leviers d'hygiène de vie complètent le suivi médical. Alimentation, sommeil, activité physique, gestion du stress et, le cas échéant, micro-nutrition peuvent accompagner une démarche, à discuter avec votre médecin ou votre pharmacien. Aucun levier ne garantit l'évolution d'un marqueur. Après un ajustement, un contrôle 8 à 12 semaines plus tard, dans le même laboratoire si possible, permet de vérifier si la direction est la bonne.
La limite est assumée. Cette lecture fonctionnelle ne remplace jamais un avis médical. Un résultat franchement anormal selon la norme du laboratoire relève d'abord d'une prise en charge médicale, et c'est par là qu'il faut commencer.
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Que faire si votre résultat est anormal ?
Commencez par lire calmement la ligne concernée : le sigle, la valeur, l'unité et l'intervalle du laboratoire. Évaluez ensuite l'écart : léger, modéré ou franc. Puis demandez-vous si les conditions du prélèvement étaient habituelles.
- Repérez les paramètres liés : une anomalie isolée ne se lit pas comme plusieurs anomalies cohérentes entre elles.
- Ressortez vos bilans précédents pour voir si la valeur est nouvelle ou stable depuis longtemps.
- Notez votre contexte : symptômes, médicaments, compléments, sport, jeûne, cycle.
- Contactez votre médecin, qui a prescrit l'examen et connaît votre dossier. Il décidera si un contrôle ou des examens complémentaires sont utiles.
- Ne modifiez aucun traitement de vous-même sur la base d'un résultat.
Si une valeur est marquée comme critique ou si le laboratoire vous appelle, contactez rapidement votre médecin. En présence de signes inquiétants (douleur thoracique, essoufflement, saignements, malaise, fièvre élevée), consultez sans attendre ou appelez le 15. Pour préparer un prochain prélèvement dans de bonnes conditions, voir notre page sur la prise de sang à jeun.
Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical. Seul un professionnel de santé peut interpréter vos résultats au regard de votre situation.
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Commencer mon analyseFAQ : questions fréquentes
Que signifie NFS sur une prise de sang ?
NFS signifie numération formule sanguine, aussi appelée hémogramme. C'est un examen qui compte et décrit les cellules du sang : globules rouges (GR), hémoglobine (Hb), hématocrite, indices comme le VGM, globules blancs (GB) et leurs sous-types, et plaquettes (PLT). Il regroupe une quinzaine de lignes sur le compte rendu, à interpréter avec votre médecin.
Quelle différence entre NFS et CRP ?
La NFS compte les cellules du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes), tandis que la CRP dose une protéine produite par le foie lors d'une inflammation. Elles sont complémentaires : une infection peut modifier les deux, mais une inflammation peut élever la CRP avec une NFS sans particularité. Leur lecture conjointe revient au médecin.
Quelle différence entre VS et CRP ?
La CRP est une protéine de l'inflammation qui monte et redescend en quelques jours. La VS, ou vitesse de sédimentation, mesure la vitesse de chute des globules rouges dans un tube et évolue plus lentement. La VS est aussi influencée par l'âge, le sexe, la grossesse ou une anémie. Les deux renseignent sur une inflammation sans en indiquer la cause.
Que signifient ASAT et ALAT ?
ASAT et ALAT sont les transaminases, des enzymes présentes dans les cellules du foie (AST et ALT en anglais, parfois SGOT et SGPT). L'ALAT est plus spécifique du foie, l'ASAT se trouve aussi dans les muscles et le cœur. Une élévation peut avoir des causes variées, du sport intense à une atteinte hépatique : son interprétation nécessite un avis médical.
Que veut dire DFG dans un bilan rénal ?
DFG signifie débit de filtration glomérulaire. Ce n'est pas une valeur dosée directement : le laboratoire la calcule à partir de la créatinine, de l'âge et du sexe. Elle estime la capacité des reins à filtrer le sang. Son interprétation se fait avec la créatinine, l'urée et votre contexte, par votre médecin.
Pourquoi certains résultats sont-ils marqués H ou B ?
H signifie que la valeur dépasse la limite haute de l'intervalle de référence du laboratoire, B (ou L) qu'elle est sous la limite basse. Ces marques sont automatiques et ne tiennent compte ni de vos symptômes ni de votre contexte. Un écart léger et un écart important reçoivent le même symbole : c'est le médecin qui évalue leur portée.
Une valeur en dehors des normes signifie-t-elle une maladie grave ?
Pas nécessairement. Une valeur hors de l'intervalle du laboratoire a souvent une explication banale, comme un prélèvement non à jeun, un effort physique, une déshydratation ou une infection passagère. Ce qui permet de trancher, c'est l'ampleur de l'écart, les autres paramètres, l'évolution par rapport aux bilans précédents et les symptômes. Un avis médical reste nécessaire pour conclure.
Sources
Cet article a une portée explicative générale. Les valeurs de référence sont indicatives et varient d'un laboratoire à l'autre. Pour une information officielle, vous pouvez consulter les ressources publiques de l'Assurance Maladie (ameli.fr) ou de la Haute Autorité de Santé. Notre méthode est détaillée sur la page Méthodologie et sources.