Les marqueurs immunitaires spécifiques ?
Selon votre pathologie, certains marqueurs immunitaires sont indispensables : anti-TPO et anti-thyroglobuline (Hashimoto), anticorps anti-ADN natif et anti-Sm (lupus), facteur rhumatoïde et anti-CCP (polyarthrite rhumatoïde), HLA-B27 (spondylarthrite ankylosante). Ces marqueurs spécifiques permettent de confirmer le diagnostic et de suivre l'activité de la maladie.
Les marqueurs inflammatoires systémiques ?
Au-delà des marqueurs spécifiques, tout patient auto-immun devrait doser : CRP ultrasensible (inflammation de bas grade < 1 mg/L est l'objectif), VS (vitesse de sédimentation), fibrinogène et interleukine-6 dans les formes actives. Ces marqueurs permettent de quantifier l'intensité de l'inflammation systémique indépendamment de la pathologie spécifique.
Les marqueurs nutritionnels incontournables ?
La carence nutritionnelle aggrave directement toutes les maladies auto-immunes. Le bilan nutritionnel complet inclut : vitamine D (objectif 60-80 ng/mL), sélénium (objectif 120-150 µg/L), zinc plasmatique, magnésium érythrocytaire, ferritine (objectif 70-100 ng/mL femme), vitamine B12 (objectif > 400 pg/mL), homocystéine (objectif < 10 µmol/L) et index Oméga-3 (objectif > 8%).
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Le bilan thyroïdien complet ?
Même sans pathologie thyroïdienne diagnostiquée, tout patient auto-immun devrait avoir : TSH (seuil fonctionnel 0,5-2,0), T3 libre, T4 libre, anti-TPO et anti-thyroglobuline. Les dérégulations thyroïdiennes subcliniques sont extrêmement fréquentes dans les maladies auto-immunes et aggravent la fatigue, le brouillard mental et les douleurs.
La perméabilité intestinale : un marqueur sous-estimé ?
La zonuline (marqueur de perméabilité intestinale) et la calprotectine fécale (marqueur d'inflammation intestinale) sont particulièrement pertinents dans les maladies auto-immunes à composante intestinale : Crohn, rectocolite hémorragique, spondylarthrite ankylosante et même lupus. Un intestin hyperperméable laisse passer des fragments bactériens qui activent le système immunitaire en permanence.
Comment organiser ce bilan avec votre médecin ?
Ce bilan complet ne peut pas être prescrit en une seule fois dans le cadre du système de santé classique. Priorisation recommandée : d'abord le bilan inflammatoire de base (CRP hs, NFS, ferritine, vitamine D). Ensuite les marqueurs spécifiques à votre pathologie. Enfin le bilan nutritionnel complet. MonAnalyseBio analyse votre bilan existant et identifie exactement quels marqueurs manquent pour compléter votre tableau clinique.
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Quels marqueurs suivre en priorité ?
Commencez par les marqueurs inflammatoires et nutritionnels les plus actionnables, puis ajoutez les biomarqueurs spécifiques à votre contexte clinique.
À quelle fréquence faut-il refaire les analyses ?
En pratique, un contrôle toutes les 8 à 12 semaines permet d'évaluer la réponse aux ajustements nutritionnels et de traitement.
Faut-il adapter les objectifs selon les symptômes ?
Oui. Les seuils fonctionnels servent de base, mais l'interprétation pertinente reste personnalisée selon l'historique, les symptômes et les traitements en cours.